Salle Pluri-IN-disciplinaire de spectacles, Objet culturel sans stratégie

ECHO-DE-LA-BABOUINE

L’édito de Chraz

Oyez oyez, heureux contribuables,
Vous le savez, on a la chance de vivre en France, démocratie admirable et pays des droits de l’homme où la liberté d’expression et l’indépendance des médias n’ont d’égales que l’absence complète de pression des institutions publiques sur la culture, tant au niveau national que régional et c’est tant mieux.
Depuis la révolution et le raccourcissement des nobles, les élus de notre république exemplaire ont acquis une conscience aigüe du caractère sacré de l’art populaire et de sa propagation chez « les riens » ou « les masses laborieuses » (dixit not’bon maître) qui les rend imperméables aux critiques ou aux compliments. C’est pourquoi j’apporte ici mon soutien également inconditionnel à ceux d’entre eux qui souffrent d’un manque de reconnaissance sans crainte d’être traité de flatteur opportuniste. Oui, chers clients… euh, cher public, certains de ces élus admirables baissent dans les sondages malgré leur évidente franchise et leur volonté de rassemblement. Le soutien désintéressé qu’apportent ces mal aimés à la création et à la diffusion – qui seraient sans eux rabaissées au rang d’activités serviles et impures – n’impressionne même pas les fainéants en vacances à Tahiti avec leur RSA, quelle honte !
Alors je sais bien que lorsque les prochaines subventions arriveront et qu’on verra la nouvelle énorme augmentation des sommes déjà exorbitantes qu’ils nous accordent, « y en a des » qui vont dire que c’est parce que je cire les pompes de nos élus bien aimés, et ben c’est rien que des jaloux. La preuve, c’est qu’il m’est arrivé – rarement – de me moquer d’eux et ça n’a jamais empêché les aides de grimper sans cesse pour en arriver à ces montants faramineux qui rendent jaloux le PSG et nous ont permis de garder trois emplois sur six.
Si je les défends, c’est tout simplement parce que je les aime. J’aime leur fragilité enfantine bien cachée sous leur gilet jau… euh…, sous la cuirasse qui les protège des méchants publiant des fausses images même pas vraies rien que pour leur faire du mal.
Bon ben vive  le spectacle encore vivant, et venez donc nous voir avant qu’on se barre aux Caraïbes avec le po… euh, avec les dettes !

Même loin, le créateur est toujours avec nous !

Jazz et musiques improvisées, un parcours qui se précise !

La Baie des Singes reprend depuis deux ans un parcours qui l’avait classée parmi les salles incontournables en France pendant plusieurs années : le jazz et les musiques improvisées.
Les amateurs pouvaient à l’époque apprécier une programmation entre musiciens connus du public (André Minvielle, Daniel Yvinec, Franck Tortiller…) et d’autres qui ne tarderaient pas à se faire connaître tels que Thomas de Pourquery, Sylvain Luc…

Après une longue pause pour des raisons de financements, elle revient avec un projet phare dans sa programmation, avec des résidences, un programme d’actions culturelles et des actions de médiation.
Soutenue et accompagnée par la DRAC AURA, lé Région Auvergne – Rhône-Alpes et Clermont-Auvergne Métropole, on trouve désormais une dizaine de concerts au fil de la saison d’artistes nationaux et internationaux, des projets périphériques pour amener le public à ces musiques, et une Baie des Singes mise à disposition des musiciens pour chercher (et trouver), composer, répéter les nouveaux projets en création.

L’équipe s’attachera à faire connaître les musiciens du coin (élargi à la Grande Région) en les accompagnant dans leurs démarches de structuration, de production et de diffusion.
Ne vous étonnez pas, on vous en parlera de plus en plus. Le jazz, depuis ses origines à la Nouvelle-Orléans, exprime un état d’esprit contestataire et libertaire, ses musiques sont toujours généreuses et audacieuses et finalement, ce sont bien des qualités de babouin !

La plaquette à télécharger !
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